Déodorant ou anti-transpirant, que choisir ?

11–16 minutes

Même rayon, mêmes promesses de « fraîcheur longue durée », packagings quasi identiques. Difficile de s’y retrouver entre un déodorant ou anti-transpirant.
Pourtant ces deux produits ne s’adressent pas du tout aux mêmes personnes. Et le critère qui devrait guider votre choix n’est pas celui que vous croyez.

Le vrai critère : l’intensité de votre transpiration

On vous a probablement dit que le déodorant, c’est « pour l’odeur », et l’anti-transpirant « pour les auréoles ». C’est un raccourci et il induit en erreur.

Ce qui compte vraiment, c’est l’intensité du flux de votre transpiration.

Pour vous situer sans vous prendre la tête :

  • Plutôt faible à modérée ? Vous transpirez quand il fait chaud, quand vous courez, quand vous stressez. Vos vêtements marquent parfois, mais vous ne passez pas votre journée à y penser. → Un déodorant suffit. Vraiment.
  • Plutôt intense à excessive ? Vous changez de haut en journée. Vos vêtements sont marqués même sans effort. Ça coule, ça goutte, et vous organisez votre garde-robe autour de ça. → Là, l’anti-transpirant devient nécessaire.

Tout le reste de cet article découle de cette distinction. Voyons pourquoi.

Le déodorant : il s’attaque aux bactéries

Petit rappel qui change tout : votre sueur ne sent rien. L’odeur apparaît quand les bactéries de votre peau la décomposent.

Un déodorant digne de ce nom ne masque donc pas l’odeur : il contient des actifs qui freinent ces bactéries. Il coupe le processus à sa source.

Et ce que personne ne mentionne : il contient aussi des actifs absorbants, qui captent un peu d’humidité. Sur une transpiration faible à modérée, c’est amplement suffisant.

⚠️ Attention : beaucoup de déos ne font rien du tout

Soyons honnêtes deux minutes.

Une bonne partie des déodorants du marché, c’est du parfum et pas grand-chose d’autre. Très peu d’actifs, parfois zéro. Ça sent bon trois heures, puis ça s’évapore et le problème est intact.

Ça vous rappelle quelque chose ? Ce déo qui « tient » le matin et vous lâche à midi ? Il n’a jamais rien fait. C’était un cache-misère.

C’est exactement pour ça que Swenshine existe. On ne regarde ni le packaging ni la promesse marketing : on analyse la composition INCI, la présence d’actifs réels. Un produit qui ne contient que du parfum n’entre pas. Pas de placebo sur Swenshine !

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Les limites du déodorant

Sur une transpiration intense, le déodorant se dilue. Ses actifs antibactériens sont emportés par le flux avant d’avoir pu agir. Résultat : il devient inefficace et n’agit plus sur les odeurs.

Voilà pourquoi de nombreuses personnes ayant une transpiration excessive disent qu’« aucun déo ne marche sur eux ». Ce n’est pas qu’ils sont mauvais : c’est qu’on leur demande de travailler dans des conditions où ils ne peuvent pas travailler.

Conséquence : sans réduire le flux excessif, votre déodorant ne pourra jamais être efficace contre les mauvaises odeurs. L’anti-transpirant n’est donc pas une alternative au déo c’est une solution complémentaire qui permet au déo de fonctionner à 100%.

L’anti-transpirant : il réduit le flux de transpiration

Composé de sels d’aluminium aux propriétés antibactériennes, sa fonction première est tout de même : agir sur les canaux sudoripares pour réduire la quantité de sueur libérée, là où vous l’appliquez.

Moins de sueur, c’est aussi moins de matière pour les bactéries donc moins d’odeur. Mais c’est un effet secondaire, pas sa mission.

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Et si votre transpiration est normale ? Il ne sert à rien

Soyons clairs, parce que c’est important : si votre transpiration est faible ou modérée, un anti-transpirant ne vous apportera strictement aucun bénéfice.
Vous n’en avez pas besoin. Un déodorant suffit amplement.

Un mot sur les sels d’aluminium

Impossible de parler d’anti-transpirants sans évoquer les sels d’aluminium. Voici l’essentiel à retenir :

Et il faut casser une idée reçue. Comme le rappelle la dermatologue Laurence Netter à la fin de sa vidéo sur « Les odeurs corporelles et la ménopause », les concentrations autorisées en Europe sont très faibles et la surface d’application est minuscule : quelques zones, pas le corps entier. Deux raisons pour lesquelles le risque santé est écarté. Leur usage est en plus encadré par les normes européennes du CSSC.

Leur vraie limite est locale : ils irritent une peau lésée ou fraîchement rasée. Rien à voir avec un danger systémique.

Le tableau qui résume tout entre un déodorant ou anti-transpirant

DéodorantAnti-transpirant
CibleLes bactériesLes canaux sudoripares
Sur l’odeurEffet directEffet indirect
Sur le fluxAbsorbe un peuEffet direct et fort
Quand ?Le matin et dans la journée (si tu fais du sport, sur peau propre)Le soir (peau au repos)
FréquenceTous les joursPar cycles (voir routine ci-dessous)
ZonesSelon le besoin (aisselles, pieds)3 maximum (pieds, mains, aisselles, visage, entrejambe, pli fessier, fesses, dos, poitrine…)
👉 Pour vous si…Transpiration faible à modéréeTranspiration intense à excessive

La routine de Léocadie

Léocadie, fondatrice de Swenshine, souffre d’hyperhidrose.

Je me suis posée la question « déo ou anti-transpirant ? » pendant des années. Voici où j’en suis.

Mes zones. Chez moi ça touche partout : aisselles, visage, mains, pieds, aine, plis fessiers. Si je voulais tout traiter en même temps, j’y passerais mes soirées et je m’abîmerais la peau et la santé (risque que le corps surchauffe et ne puisse pas refroidir par la transpiration !) . Alors je priorise : mains et aisselles en permanence, puis j’adapte selon le programme. Une journée debout ? Les pieds. Une tenue moulante, une soirée qui va durer ? L’aine.

Mon rythme : c’est LE truc qu’on ne m’a jamais expliqué. Un anti-transpirant ne se met pas tous les soirs à vie. Ça marche par cycles :

  • PHASE 1 : 4 soirs de suite.
  • PHASE 2 : 2 fois par semaine.
  • PHASE 3 : 1 fois par semaine.
  • PHASE 4 : Pause de 1 à 2 semaines. Et oui, ça tient.

Quand je sens que ça revient, je relance la PHASE 1. Chaque zone a son propre cycle, je ne traite jamais tout en même temps.

Ma journée type. Douche le soir, anti-transpirant sur peau propre et sèche. Du coup le matin, ma peau est déjà nickel : j’applique mon déo sur les aisselles et un autre déo sur mes pieds. Sauf si j’ai transpiré la nuit (oui, ça arrive), surtout quelques jours avant mes règles (j’ai écrit un article entier là-dessus). Je prends ma douche avant d’apliquer le déo.

Et pourquoi un déo si je mets déjà un anti-transpirant ? Parce que je transpire beaucoup moins, mais je transpire encore. S’il fait chaud ou que je viens de courir, je transpire comme n’importe qui. Et là, je ne veux pas bloquer plus : je veux neutraliser les odeurs. C’est le boulot du déo.

💡 Le truc à savoir :

Si votre soirée prend une tournure « plus sportive » que prévu (vous voyez ce que je veux dire ?!) : Appliquez l’anti-transpirant après, jamais avant. Douche d’abord, produit ensuite. 😉
En complément, je fais comme la méthode Swenshine l’indique : j’entraîne mon corps à se relaxer grâce aux technique de sophrologie et j’adapte mon alimentation grâce aux conseils de ma naturopathe.

💡 Deux éléments importants à ne pas négliger :

  • Les jours sans anti-transpirant, je crème mon corps avec un baume très nourrissant : le Lipikar de La Roche-Posay, vous pouvez le trouver en pharmacie ou acheter un équivalent. En tout cas, il marche très bien pour moi. Parce qu’un anti-transpirant reste un produit irritant. Ceux de notre sélection sont enrichis en aloe vera et dexpanthénol, et croyez-moi, ils sont bien moins irritants que ce que vous trouverez en pharmacie (oui, je les ai tous testés !). Mais avec ma peau sensible, ça peut toujours arriver. Donc je conseille d’alterner produit et soin, c’est ce qui me permet de tenir sur la durée.
  • Buvez ! Une peau hydratée s’assèche moins. Si vous n’arrivez jamais à boire vos ~2 litres d’eau par jour, il existe des pastilles aromatisantes naturelles qui rendent l’eau nettement plus buvable.

Aujourd’hui ? Je mets les vêtements que je veux. Ça paraît bête, mais quand on s’est toujours caché à cause de l’hyperhidrose, et bien c’est juste énorme de pouvoir se vêtir comme on veut. Je transpire encore, heureusement ! Et c’est ok. Parce que transpirer, c’est normal. Voir une petite auréole de temps en temps, c’est NORMAL. J’ai arrêté de vouloir tout contrôler et c’est là que j’ai commencé à revivre.

Les 3 règles qui changent tout

Vous pouvez avoir le meilleur produit du monde : mal utilisé, il ne servira à rien. Ces trois règles valent plus que n’importe quel achat.

1. L’anti-transpirant, c’est le soir au coucher. Toujours.

Et sur une peau propre, sèche et saine.

Les actifs doivent se fixer au niveau des canaux sudoripares pour agir. Sur une peau humide, ils ne s’accrochent pas, ils sont dilués et évacués avant d’avoir commencé.

Appliqué sur une peau qui transpire, votre anti-transpirant sera inefficace.

La nuit, en revanche, vos glandes sont au repos : conditions idéales.

⚠️ Jamais sur peau rasée ou irritée. Rasez-vous le matin, appliquez le soir suivant.

2. L’anti-transpirant s’applique sur 3 zones maximum. Pas plus.

Votre corps a besoin de transpirer pour évacuer sa chaleur.

Vous pouvez traiter les deux ou trois zones qui vous gênent vraiment. Mais vouloir bloquer partout c’est contre-productif, et franchement pas une bonne idée pour votre organisme.

Ce que ça implique : vous continuerez à transpirer ailleurs. On peut très bien transpirer beaucoup moins sous les bras et avoir le front qui perle en pleine canicule. Et c’est ok, il n’y a pas de honte. La parole se libère de plus en plus sur ce sujet ce qui fait qu’il est de moins en moins tabou. C’est également la mission de Swenshine de sensibiliser les personnes non concernées pour ne plus se sentir jugé par autrui.

3. Le déodorant, c’est le matin ou dans la journée. Sur peau propre.

Et jamais sur une peau qui transpire déjà ,c’est le réflexe le plus courant, et le plus contre-productif.

Vous emprisonnez la sueur et les bactéries sous le produit. Vous obtenez donc exactement l’inverse de ce que vous cherchiez.

Après un effort : on nettoie d’abord (eau, ou savon sans rinçage si pas de douche), puis on applique.

Et si ça ne suffit toujours pas ?

Ça arrive. Et dans ce cas il faut agir en profondeur avec une méthode complémentaire :

Remontons le fil. Vous avez en réalité deux circuits qui déclenchent votre transpiration et aucun produit ne peut agir dessus.

Le circuit hormonal pendant vos cycles Mesdames : il dérègle votre thermostat

Sueurs nocturnes avant les règles

Au fond de votre cerveau se trouve l’hypothalamus : votre thermostat interne. Il surveille votre température et déclenche la transpiration dès qu’il juge que ça chauffe.

Sauf que vos hormones lui parlent directement. Les œstrogènes et la progestérone franchissent la barrière du cerveau et agissent sur les neurones qui gèrent la température. La progestérone fait monter le thermostat, les œstrogènes le font redescendre.

Résultat : quand vos hormones varient au fil du cycle, avant les règles, ou à la ménopause, votre thermostat se dérègle. Il devient plus sensible, interprète des variations minimes comme une surchauffe, et déclenche la transpiration pour rien.

C’est ce qui explique les sueurs nocturnes avant les règles ou les bouffées de chaleur. Et c’est une transpiration de thermorégulation : abondante, mais inodore.

Le circuit du stress : il alimente les bactéries

Stressed businessman overwhelmed by paperwork in office environment, demonstrating burnout.

Celui-là passe ailleurs, et il joue sur l’odeur.

Le stress active vos glandes eccrines mais aussi les apocrines celles des aisselles et de l’aine. Or ces glandes ne produisent pas la même sueur que les autres : la leur est épaisse, riche en protéines et en lipides. Elle est inodore elle aussi au moment où elle sort… mais c’est un festin pour les bactéries de votre peau, qui la digèrent et relâchent les molécules odorantes.

C’est pour ça que la sueur d’un entretien sent plus fort que celle d’1h de course : à l’effort, ce sont surtout vos glandes eccrines qui travaillent, et leur sueur composée d’eau et de sel n’offre rien à manger aux bactéries.

La seule porte d’entrée

Voilà le problème : ces deux circuits sont pilotés par votre système nerveux autonome. Il fonctionne sans vous. Vous ne pouvez pas décider d’arrêter de transpirer.

Votre déodorant va agir sur les bactéries. Votre anti-transpirant va réduire le flux. Mais, aucun ne va agir sur votre système nerveux naturellement.

SAUF une exception. Une seule !

La respiration est la seule fonction de ce système que vous contrôlez consciemment. C’est votre unique porte d’entrée et c’est tout l’intérêt de la sophrologie et de techniques comme la cohérence cardiaque. Elles font basculer ce système en mode « relaxation », là où aucun produit ne peut aller.

Autrement dit :
C’est là qu’intervient la sophrologie. En agissant sur le système nerveux autonome, via des techniques de respiration comme la cohérence cardiaque, vous réduisez l’activité des glandes sudoripares. Donc moins de transpiration et moins d’odeur, avant même que votre déodorant et votre anti-transpirant n’entrent en jeu.

Le déo + anti-transpirant + sophrologie se complètent : le produit agit en surface, la sophrologie agit en amont.

L’alimentation joue également un rôle sur l’intensité du flux et de l’odeur.

C’est pour ça que la Méthode Swenshine travaille sur les trois axes ensemble : le produit, l’alimentation et le système nerveux.

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L’essentiel à retenir

  • Transpiration faible à modérée → un déodorant suffit. L’anti-transpirant ne vous apporterait rien.
  • Transpiration intense à excessive → l’anti-transpirant réduit le flux, ce qui permet au déo d’être efficace à 100%. (déo + anti-transpirant)
  • Anti-transpirant :
    • le soir, peau propre et sèche, jamais sur peau rasée.
    • 3 zones maximum, par cycles, avec un soin nourrissant les jours de pause.
  • Déodorant : le matin, jamais sur une peau qui transpire.
  • Transpirer, c’est normal. L’objectif n’est pas d’arrêter mais de se sentir mieux dans sa peau et de ne plus conditionner sa vie autour de sa transpiration excessive et/ou odorante.

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